• Peindre une carrosserie en 10 étapes

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    Voici un article qui détaillera le plus précisément possible la technique "Slot Racing Mania" pour peindre les voitures de slot. Je vais d'abord vous proposer un peu de bla bla. Je posterai ensuite quelques photos pour chacune des étapes à suivre.

    In fine, vous constaterez que la technique proposée est fort similaire à celle pour peindre les carroseries de maquettes statiques. La principale différence est l'application d'un verni de finition pour protéger la peinture et les décalques.

    Etape 0: Google...

    ...juste pour avoir une idée à quoi votre chef-d'oeuvre devra ressembler!

    Etape 1: Reboucher, poncer, re-reboucher et re-poncer

    En fonction de la qualité du kit, cette étape est plus ou moins longue, voire parfois désespérante. D'ailleurs, à la longue, vous vous rendrez compte qu'il est préférable de dépenser quelques dizaines d'euros en plus pour des carrosseries de meilleure qualité. C'est aussi une bonne raison pour s'orienter vers les kits en plastique mais, malheureusement, le choix des modèles est assez limité. Le kit résine a encore de l'avenir!

    Cette étape - barbante donc - consiste à reboucher tous les trous, généralement causés par des "bulles" dans la résine. Les "bulles" non percées doivent absolument être percées et rebouchées sous peine de ruiner la peinture. Pour reboucher, utilisez une pâte "putty" Revell, Tamiya ou autre. Les pâtes de finition pour voiture 1/1 conviennent également.

    Une fois la pâte séchée, on ponce et on ébavure, avec des limes et du papier abrasif 400, et puis 1000.

    Une fois le ponçage terminé (c'est du moins ce qu'on espère), on vérifie que la carrosserie ne laisse apparaître ni aspérités ni défoncements. Pour ce, le mieux est d'observer attentivement les reflets d'une lampe sur la carrosserie.

    Il est fréquent de devoir rajouter un peu de pâte sur les bulles précédenmment rebouchées car la pâte se retracte au séchage. Et qui dit re-pâte...dit re-ponçage...

    Etape 2: Creuser les jonctions

    Les interstices entre les sections de carroserie ne sont généralement pas assez marqués. En conséquence les couches de peinture et de verni ont tendance à les remplir, ce qui n'est pas réaliste.

    Le but est donc de recreuser toutes ces jonctions avec un cutter et une pointe (ou une aiguille). Avec du papier abrasif 1000, il faut ensuite repasser légèrement sur et dans les jonctions pour parfaire les creux.

    Etape 3: Ajuster le chassis

    Et oui, il faut avant tout s'assurer que la carrosserie est ajustée au chassis et effectuer les éventuelles modifications à la carrosserie et/ou au chassis. Si pour les kits plastique cette étape n'est généralement pas nécessaire, elle est indispensable pour les kits en résine, surtout les bons marchés où il n'est pas rare de devoir coller des supports pour la fixation du chassis, voire réduire l'épaisseur de la résine par exemple au niveau des passages de roue.

    L'idéal est d'effectuer quelques tours de piste pour s'assurer du bon équilibre de la voiture, avec les détails intérieurs placé grosso modo, éventuellement collés avec du scotch.

    Etape 4: Peindre

    La peinture est toujours présentée comme une opération délicate. Ce n'est pas mon avis. Certes, il faut s'attendre à quelques ratés, mais une fois la technique acquise, on peut attaquer sans craintes, contrairement aux étapes précédentes où même un modéliste expérimenté peut s'arracher les cheveux (pour peu qu'il lui en reste...).

    La couche d'apprêt

    On choisira de préférence un apprêt de couleur neutre (gris/beige). Je déconseille les apprêts transparents (voir plus bas). Les apprêts universels vendus dans les magasins de bricolage conviennent parfaitement, l'idéal étant d'utiliser un "vrai" apprêt pour carroserie échelle 1.

    Inutile d'en mettre deux tonnes. Juste une fine couche suffit. Enfin, quand je dis fine couche, il faut quand même asperger une petite dizaine de fois toute la surface de la carrosserie. Pour éviter les coulées, il faut toujours attendre quelques secondes entre chaque passage. Un passage consiste à démarrer le bombage à côté de la carroserie, ensuite passer sur la carroserie et enfin lacher une fois la carroserie dépassée. Il faut éviter les allers-retours. La technique est identique pour les couches de peinture et de verni (pour plus loin).

    L'apprêt a deux fonctions: améliorer l'accroche de la peinture et, s'il n'est pas transparent, permettre d'identifier d'eventuels défauts non détectés à l'étape de ponçage (micro griffes, petites bavures dans le plastique ou la résine, ...), dans quel cas on se fera un plaisir de retourner à l'étape 2... mais uniquement pour les zones à retravailler, ouf!

    Une fois l'apprêt séché (minimum 24 heures), on le ponce légèrement avec du grain 1000 pour éliminer toutes les (normalement petites à ce stade) aspérités.

    Une deuxième couche d'apprêt n'est pas indispensable, à condition bien sûr que la première couche n'ai pas été trop "amputée" par ponçage. 

    Bombe ou Aérographe?

    Certains préfèrent peindre à l'aérographe... pour ma part je préfère la bombe pour plusieurs raisons:

    • inutile de préparer les mélanges et donc pas de risque d'erreur dans les préparations peinture + diluant + durcisseur;
    • meilleure "mobilité" (sujet à la mode!) car il ne faut pas se trimballer avec un compresseur;
    • inutile de nettoyer l'aérographe et donc économie de solvant (c'était la minute écolo);
    • l'investissement est modéré (le prix de la bombe, point barre).

    D'accord, l'aérographe présente d'autres avantages comme la précision du jet, la possibilité d'utiliser d'autres coloris que ceux disponibles en bombe, la facilité relative de peindre des carroseries de plusieurs couleurs, ... Mais bon, une fois apprivoisée, la bombe sera un très bon ami.

    Normalement une bombe suffit amplement pour peindre deux voitures à l'échelle 1/32 si vous suivez la technique présentée dans cet article.

    Personnelement, j'utilise des bombes pour voiture échelle 1 (idem pour le verni, voir étape 7). Contrairement à la couche d'apprêt, il faut éviter les bombes à tout peindre vendues dans les magasins de bricolage. Ces peintures sont trop tendres même séchées. Peut-être pourraient-elles convenir pour les carroseries en lexan... je ne sais pas, et je ne saurais jamais car je me "limite" aux kits en plastique et en résine, sur lesquels une peinture "dure" convient parfaitement.

    Quelques précautions

    Avant de démarrer, il est impératif de se munir:

    • d'un masque de protection pour les voies respiratoires et éventuellement pour les yeux (valable également pour la couche d'apprêt, d'ailleurs.. sus aux cancers et consors!);
    • d'un gant de ménage au moins pour la "main qui ne bombe pas", donc celle qui tiendra la carrosserie.

    N'enfiler la "main qui bombe" dans un gant que s'il est suffisamment fin pour garantir une bonne sensibilité. Dans mon cas, si j'enfile un gant de ménage à la main droite, il m'est impossible de bomber correctement.

    Finalement, il faudra trouver un support maniable pour fixer la carrosserie et pouvoir la bombarder à l'aise. Une solution simple est d'utiliser un bloc en frigolite sur lequel on "clipse" la corrosserie. Si nécessaire, on entaille un peu la frigolite avec un cutter.

    Nous avons donc tout en main pour réussir: une bombe de peinture, la carrosserie préparée et fixée sur un support, le masque de protection et le(s) gant(s). Allons-y!

    Oui, mais...où peindre? Surtout pas à l'intérieur à moins de vouloir mourir jeune... Mon endroit de prédilection est le jardin, dans un endroit protégé du vent.

    La technique (enfin!)

    La technique est simple: prendre son temps c'est-à-dire ne pas vouloir recouvrir en une seule couche et en 5 minutes. Les meilleurs résultats sont obtenus avec deux couches espacées d'au moins 24 heures. Appliquer une troisième couche est à mon sens excessif car la peinture devient alors trop épaisse pour une échelle 1/32: si la voiture est à cette échelle, il est normal que la couche de peinture le soit également, la contrainte étant qu'il faut couvrir un minimum. En effet, se limiter à une couche d'épaisseur 1/32ème plus fine qu'une voiture à l'échelle 1 serait beaucoup trop fin.

    La première couche est appliquée en environ 20 minutes (oufti!): pendant cette éternité, on s'arrangera pour passer une vingtaine de fois (à voir en fonction du pouvoir couvrant de la peinture) sur toute la surface de la carrosserie, en espaçant chaque passage de quelques secondes, pour déjà permettre à la peinture de sécher partiellement et ainsi éviter les coulées. Comme pour la couche d'apprêt, on commence à bomber à côté de la carrosserie, on passe ensuite sur la carrosserie pour enfin arrêter le bombage après le passage sur la carrosserie, le tout sans aller-retour (excusez la répétition du mot "carrosserie", mais je n'ai pas trouvé de formules plus clairs...).

    On laisse sécher cette première couche minimum 24 heures, idéalement 48 heures. Ensuite, on ponce légèrement pour éliminer les aspérités et rapper les éventuelles poussières qui se seraient déposées.

    Finalement, on applique la deuxième couche, en suivant la même technique que pour la première. La deuxième couche ne requiert d'une dizaine de passages. Une fois séchée (attendre 48 heures), on peut passer à la pose des décalques...

    Etape 5: Poser les décalques

    On poncera légèrement aux endroits qui accueilleront les décalques et ce, afin de maximiser leur adhérence. On limite ainsi le risque de formation de petites bulles et on empêchera le verni de s'infiltrer sous la décalque. Si le verni s'infiltre, la décalque risque de craqueller lors du séchage...

    La pose proprement dite est plutôt un travail de patience qu'un travail d'expert. De nouveau, il faut éviter la précipitation. Il existe certains produits sur le marché qui assouplissent les décalques et améliore leur adhérence. Ces produits sont précieux voire indispensables.

    Le plus délicat est la pose des décalques "à cheval" sur une jonction d'éléments de carroserie, par exemple entre une porte et l'aile avant. Pour un réalisme optimal, coller simplement la décalque est insuffisant: il faut l'enfoncer légèrement et prudemment (sans la déchirer) dans la jonction, et ensuite couper la partie enfoncée avec une lame de cutter. En clair, on coupe la décalque en deux au niveau de la jonction. C'est ici que les produits précieux deviennent réellement indispensables: on enfonce et colle complètement les bords de chacun des deux morceaux dans la jonction. On verra d'ailleurs apparaitre un fin trait de couleur carrosserie entre ces deux morceaux. Ce sera plus facile à comprendre avec une photo...

    Etape 6: Vernir

    Avant de vernir, il laut laisser... et oui... sécher les décalques. Par sécurité, j'attends toujours au moins 24 heures.

    La technique de vernissage est identique à la peinture: deux couches, la première un peu plus chargée que la deuxième, avec un léger ponçage entre les deux, juste de quoi éliminer les aspérités, les poussières ou les éventuelles bestioles qui auraient tenté de ruiner votre travail (grrr...).

    Etape 7: Polir

    Jusqu'à présent, je n'ai encore jamais évoqué le fameux syndrôme de la peau d'orange... vous savez, cette aspect parfois lunaire que votre peinture et/ou votre verni peut prendre... c'est moche, personne n'en veut et pourtant, il est inévitable à moins que vous ne chargiez un max de verni, ce que nous cherchons à éviter car une couche trop épaisse nuit au réalisme en donnant un aspect "gras" (cfr notre discussion sur l'épaisseur de la peinture à l'étape 6).

    D'abord poncer... (encore!)

    La solution est pourtant simple: le polissage! Mais avant de polir, il faut... poncer, et oui! Et pour enfoncer le clou, il ne s'agit pas cette fois-ci d'un petit ponçage léger juste pour éliminer les aspérités, non: il faut poncer franchement au grain 1000 et ensuite 2000 jusqu'à l'obtention d'une surface bien lisse et matte (j'insiste sur le "lisse").

    S'il s'avère que la couche de verni est trop fine, par exemple si le papier prend la couleur de la peinture ou si les décalques sont attaquées, le mieux est d'en ré-appliquer une fine couche. D'ailleurs, pour éviter de ruiner les décalques, on commencera de préférence à poncer les portions de carrosserie sans décalque, pour s'assurer que l'épaisseur de verni est suffisante.

    Quelques heures de dur labeur plus tard... on peut enfin passer au polissage proprement dit...

    ...ensuite polir

    Comme pour la peinture, grâce à l'expérience, le polissage devient une opération presque banale et ne demande plus une grande dextérité.

    Le plus facile est d'utiliser une Dremel ou Proxxon montée d'une boule à polir. On étale d'abord un filet de pâte à polir sur la carrosserie. Ne pas étaler sur toute la carrosserie, mais seulement sur une petite partie. Avant que la pâte ne sêche, on passe cette petite partie à la Dremel (donc équipée de la boule à polir), en vitesse de rotation minimale pour éviter la surchauffe du verni voire pire, sa "fonte".

    C'est d'ailleurs un risque non négligeable si vous utilisez un disque à polir au lieu d'une boule. Les disques à polir sont en effet plus aggressifs que les boules et attaquent très rapidement le verni si par exemple vous laissez le disque plus de 1 seconde tourner au même endroit sur la carrosserie. Cependant, les disques sont nécessaires pour accéder aux recoins. Le tout est de ne pas exercer une pression trop forte sur la carosserie et de constamment rester en mouvement... bref, il faut avoir la main légère...

    Attention: Faites gaffe au mandrin! Il m'est déjà arrivé plusieurs fois, en me concentrant sur la boule et/ou le disque à polir, de mal évaluer la distance entre le mandrin et la carrosserie. Si cette distance tombe à 0... c'est le contact... et un joli coup dans le verni! Pour réparer, il faut alors bien nettoyer autour du point de contact avec un dégraissant et appliquer quelques couches de verni au pinceau (bomber un peu de verni dans le capuchon de la bombe et y tremper le pinceau). Attention, le verni pour voiture 1/1 sèche très vite. Il faudra donc nettoyer le pinceau entre chaque couche. Une fois la zone d'impact rebouchée, on reponce au grain 1000 ensuite 2000, et on recommence le polissage.

    La technique alternative, particulièrement appréciée par les maso, est de polir avec de la ouate et... de l'huile de bras. L'avantage est que l'on élimine le risque de surchauffe du verni et le risque de contact avec le mandrin. L'inconvénient... ben tiens... devinez...

    En pratique, on utilisera l'ouate pour se refaire une beauté, avec un peu de polish réparateur pour vopiture 1/1.

    Etape 8: Assombrir les jonctions

    Le but est d'assombrir légèrement les creux entre les éléments de carroserie pour donner l'illusion que ces éléments sont amovibles (portes, capots, ...).

    L'opération est délicate car il faut faut déposer un filet de couleur sombre dans les jonctions. Ce filet doit être parfaitement rectiligne, le plus fin possible et pas trop sombre. Glups...

    La technique consiste à dilluer un peu de noir mat (pas brillant!) Enamel (et un fond de couleur Enamel proche de la couleur carroserie surtout si la teinte est très claire) avec du white spirit. Le mélange est +/- 40% de couleur 60% de white spirit. Bref la couleur doit être fortement diluée. Le mélande peut se faire sur un petit bout de sachet plastique pour une quantité équivalente à deux têtes d'allumettes.

    Avec un pinceau 5/0, déposer délicatement, goutte par goutte, le précieux mélange dans les jonctions. Vous constaterez que la peinture diluée se répand naturellement et quasi parfaitement. C'est le "quasi" qui est de trop... Il faut donc attendre une dizaine de minutes (maximum une heure sinon le mélange risque d'être trop séché) et ensuite passer avec un coton-tige (propre!) légèrement imbibé de white spirit pour éliminer les petites coulées. N'ayez crainte, les vernis pour voiture 1/1 résistent parfaitement à ce type de solvant.

    Inutile de tenter l'aventure avec de la peinture acrylique diluée. L'échec est garanti car cette peinture sèche beaucoup trop vite et colle quasi immédiatement au verni, ce qui transforme le "nettoyage" au coton-tige, somme toute banal avec de l'Enamel, en un véritable chemin de croix (amen).

    Etape 9: Peintures de finition

    Ces peintures seront systématiquement protégées soit par un verni mat ou légèrement satiné, soit par quelques couches de "clear coat" (du brillant pour carrelage).

    Peinture des feux/phares

    Sur la plupart des kits en résine, il faut peindre les feux soi-même. Pour ce, il suffit d'appliquer avec précision une couleur aluminium à l'emplacement des phares, laisser sècher, appliquer quelques fines couches de "clear coat", et ensuite appliquer une peinture translucide, par exemple rouge pour les feux arrière.

    Le "clear coat" est indispensable si on utilise des peintures Enamel, afin d'éviter que la peinture translucide ne redilue la sous-couche aluminium. Si la sous-couche et/ou la couleur translucide est/sont en acrylique, le problème ne se pose pas et le "clear coat" est inutile.

    Peinture des bords de fenêtre

    En fonction du type de véhicule, de son époque, ... vous choisirez de peindre les bords de fenêtre en gris métal, aluminium, noir, ...

    Comme à l'école maternelle, la principale difficulté est de ne pas dépasser. Sauf qu'ici, oui c'est trop injuste, il est possible de rectifier à posteriori. Comme pour l'assombrissement des jonctions et la peinture des feux/phares, travailler avec des peintures Enamel facilite les corrections à posteriori: tout dépassement peut se corriger en passant quelques fois avec un pinceau légèrement imbibé de white spirit.

    Corriger avec de l'acrylique n'est probablement pas impossible... Si vous avez une technique, je suis preneur...

    Etape 10: Collages

    Il nous reste à coller les vitrages et les pièces photodécoupées. Si le point de contact entre l'élément à coller et la carrosserie est visible, il faut alors utiliser une colle transparente non agressive. Dans les autres cas (point de contact non visible), la colle de contact à prise rapide est préférable car plus efficace. Attention que ces colles ultrapuissantes attaquent les vernis et les vitrages: à n'utiliser donc qu'en très petite quantité.

    Pour éviter les inondations de colle, en verser une petite quantité sur un support plastique propre. Venir ensuite chercher la colle micro-goutte par micro-goutte au moyen d'un cure dent en bois.

    C'est fini?

    Oufti non: il reste à enrichir cet article avec quelques illustrations (voir montage du kit BMW 2002 Turbo).

     

  • Gestion de Course

    Rouler pour le plaisir des yeux, c'est amusant, mais pas très challenging. C'est pourquoi toute piste qui se respecte est équipée d'un système de comptage électronique et/ou informatisé.

    Mais avant de compter et mesurer les temps au tour, il faut détecter le passage des voitures. Il existe diverses techniques et appareillages que le site http://www.hoslotcarracing.com/LapCounter.html résume parfaitement.

    Pour ma piste, j'ai choisi la solution fainéante: un Scalextric RMS acheté sur eBay. Ce système de détection mécanique n'est pas très fiable. Il convient pour une utilisation "privée", mais pas dans un contexte club. Par contre, le software fourni ne convient ni en privé, ni en club! L'interface utilisateur est lourde et requiert trop de manipulations.

    Il restait donc à trouver un software de gestion de course compatible RMS. C'est simple... Google... "Slot Racing Software"... Et là, on a le choix: PC Lap Counter, Lap Timer 2000, Ultimace Racer 3.0, ...

    Et bien, vous allez rire, aucun d'eux ne me convenait car je cherchais un programme qui pouvait:

    • Afficher, en fonction de la durée de course choisie, le nombre maximum de tours jamais réalisés, le meilleur temps moyen jamais réalisé et le meilleur temps absolu jamais réalisé pour chacune des voitures sélectionnées sur chacune des pistes, avec des couleurs appropriées lorsque ces records sont battus.
    • Donner les temps par synthèse vocale.
    • Etre contrôlé à distance sans clavier.
     
    C'est pourquoi je me suis amusé à développer Track Monitor, un système de gestion de course hyper-simplifié.
     
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    Effectivement simplifié à l'extrème, ce programme fonctionne en 1024x768 pour maximum 4 pistes. Il présente la position, le dernier temps au tour, la moyenne, le meilleur temps, avec les records affiché en petits caractères. Un record battu est affiché en orange.

    Lors du passage d'une voiture, la piste correspondante s'illumine, ce qui capte l'attention et limite le risque de sortie au virage suivant...

    Il dispose d'un écran de configuration pour spécifier quelle voiture roule sur quelle piste et la durée de la course. Point barre:
     
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    Ah si, il y a aussi un écran pour donner les meilleurs temps absolus, le nombre maximum de tours parcourus ainsi que la meilleure moyenne jamais atteinte:

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    Bon évidemment, ces exemples ne sont pas très parlants, mais le PC que j'utilise pour la course ne dispose ni d'un lecture de disquette, ni d'un graveur CD, donc difficile d'aller repiquer les "données réelles".

    La liste des voitures est gérée dans un bête fichier texte. Quelques éléments de l'interface utilisateur sont configurables directement dans la Registry, comme la couleur des pistes. Si j'ai le courage, je créerai un jour des écrans de configuration intégrés...

    At last but not least, j'ai profité de la capacité du boitier RMS à gérer 6 pistes pour annexer un petit boitier de contrôle:

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    En fait, les pistes 5 et 6, le bouton bleu sur le boitier RMS, ainsi que la piste 4 (uniquement en mode configuration course) contrôlent l'interface utilisateur de Track Monitor. Par exemple, pendant la course, le bouton à "6 heures" déclenche le bouton Pause. Bon, c'est un peu artisanal, mais vu le manque de place, ce petit boitier me dispense d'avoir un clavier dans les pieds.

     

    Dites-moi si vous êtes intéressé et je mettrai alors le setup.exe en ligne (installation à vos risques et périls, hein!).